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L’action, toujours l’action

Emmanuel Macron a raison de ne pas gouverner à la lumière des sondages. Les transformations, c’est inévitable, entraînent des contestations, des insatisfactions, des ressacs mais il ne s’agit que d’une houle de surface, et au risque d’enfoncer des portes ouvertes : un quinquennat dure cinq ans ! Certains ne se remettent pas de la fulgurante accession au pouvoir du Président et rêvent de lui tendre une embuscade. Je partage sa volonté ainsi que celle du Gouvernement à résilier l’abonnement de la France au déclin et à la demi-mesure.

En une semaine, le Gouvernement a tracé des directions claires pour nos concitoyens à travers des annonces fortes et avant la présentation des textes budgétaires très prochainement. Je ne veux évidemment pas tout citer, mais je souhaite donner quelques mesures.

S’agissant du plan pauvreté, je retiens par exemple l’allongement de l’âge de formation de 16 à 18 ans à partir de la rentrée 2020. Aujourd’hui, plus de 60 000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification. C’est une partie de la jeunesse française qui se disloque. Je le mesure très fréquemment dans le 20ème arrondissement. Cette obligation de formation implique de mettre le paquet sur les compétences des jeunes décrocheurs afin de faire en sorte qu’aucun d’entre eux soit relégué et sans horizon.

Dans le domaine de la santé, là aussi, des mesures solides ont présentées. On a tendance à penser que c’est plus facile de se soigner à Paris que partout ailleurs, ce n’est pas exactement la vérité. En réalité, certains quartiers sont devenus des déserts médicaux, à la fois par la faiblesse de l’offre médicale mais aussi des besoins croissants de la population, notamment nos aînés. Dans ce contexte, je me félicite de l’abandon du numerus clausus afin de densifier la présence des médecins sur le territoire. La mesure qui consiste à prévoir des permanences de médecins jusqu’à 20 heures m’apparaît également aller dans le bon sens et adapté aux besoins des Français qui travaillent, notamment en milieu urbain.

La mobilité douce est abordée de front avec le plan Vélo. L’ancien adjoint aux transports de la Ville de Paris ne peut qu’approuver cet engagement de l’Etat en faveur du développement de la pratique cycliste. Nous sommes encore loin de certains pays européens – par exemple – le Danemark et les Pays-Bas, mais l’objectif du gouvernement est de porter à 9% la part des déplacements en vélo d’ici 2024, année olympique ! Il est plus que jamais nécessaire de conjuguer transition énergétique et transition des mobilités, en particulier dans nos villes.

Tracer des lignes pour l’avenir, ce n’est pas oublier le passé, même lorsque celui-ci est douloureux comme l’est encore la mémoire de la Guerre d’Algérie. Le Président de la République a reconnu, 61 ans après les faits, la responsabilité de l’Etat dans la disparition de Maurice Audin, ce jeune mathématicien communiste, torturé par l’armée française et jamais retrouvé. Par cet acte fort, le Président Macron rétablit une vérité historique, et, loin de raviver une guerre des mémoires, permet à la France de ressortir grandie.

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