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Le plastique ? Plus automatique !

Hourra ! Je me félicite du vote du Parlement européen sur le projet de directive qui vise à interdire l’utilisation du plastique à usage unique. Dans le même temps, les choses avancent en France. La décision rendue cette semaine par le Conseil constitutionnel sur la loi « EGALIM » (Alimentation et agriculture) valide des avancées dans ce domaine.

De quoi parle-t-on ?

Le Code de l’environnement va être modifié « Au plus tard au 1er janvier 2020, il est mis fin à la mise à disposition des gobelets, verres et assiettes jetables de cuisine pour la table, pailles, couverts, piques à steak, couvercles à verres jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes et bâtonnets mélangeurs pour boissons en matière plastique, sauf ceux compostables en compostage domestique et constitués, pour tout ou partie, de matières biosourcées ».

Je suis totalement en accord avec ce texte. Je le suis d’autant plus qu’à deux reprises, en mai et en juillet, le groupe que je préside au Conseil de Paris a défendu des vœux allant dans le sens d’une restriction des plastiques évitables – en particulier des pailles en plastique.

Je déplore que la droite ait osé faire censurer cette avancée au nom de la liberté d’entreprendre. Je ne crois pas à l’autorégulation dans ce domaine, eu égard le poids de nos habitudes, et c’est pourquoi il me semble précieux de définir des règles. La cohérence manque parfois. On ne peut pas tout à la fois déplorer la mauvaise qualité de l’entretien à Paris et s’opposer à des mesures efficaces de maîtrise et de réduction des déchets.

L’idée n’est pas de chasser ces objets de notre quotidien, mais de les remplacer par des matériaux plus durables. La France produit plus de 3,5 tonnes de déchets plastique par an selon l’association « Zero Waste France » très active sur ce sujet.

Comme beaucoup, j’ai été sidéré par le désastre écologique constitué par les déchets plastiques– et mis en lumière par le saisissant reportage diffusé dans « Envoyé spécial ». Ce que les scientifiques appellent de manière éloquente le « 7ème continent » est une menace majeure pour les écosystèmes marins et fluviaux et qui empoisonne toute notre chaîne alimentaire.

Cette préoccupation ne va pas disparaître de l’agenda politique comme en atteste l’engagement de la Secrétaire d’Etat, Brune POIRSON, à traduire dans la loi les engagements de la feuille de route pour l’économie circulaire en 2019. Je compte bien déposer des amendements qui ne viendront pas du recyclage !

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