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Meilleurs vœux pour 2019 !

Je souhaite que cette nouvelle année soit pour toutes et tous l’occasion de nous rapprocher et de nous dépasser. Je sais que nous avons en nous l’énergie nécessaire pour accomplir des actions, petites ou grandes, pour transformer nos vies, c’est-à-dire nos manières d’habiter, de nous nourrir, de nous déplacer, d’échanger, de communiquer – et de construire ce plébiscite de tous les jours qu’est la République.

Le numérique, comme le changement climatique, ne sont plus des signaux faibles – ils sont des réalités vécues et tangibles, bouleversant des secteurs économiques, accélérant des mutations géographiques et urbaines, provoquant des migrations, percutant les institutions politiques démocratiques et les forçant à s’adapter.

Ces transformations ne sont pas simples, et elles sont violentes, mais elles le sont d’autant plus que le discours  et la pratique politiques ne les anticipent pas suffisamment. Au pied du mur, il est déjà trop tard. Ce décalage a nourri une défiance tenace chez nos concitoyens.

Le Président de la République est une chance pour la France. Je ne recherche pas les lauriers en écrivant cela, mais c’est ma conviction profonde : notre pays a trop attendu les transformations. Les «gilets jaunes » ont exprimé une colère légitime, mais ils n’ont pas défendu un statu quo.

2019 sera l’année des transformations dans de nouveaux domaines de l’action publique – à commencer par la fonction publique dont les agents attendent pour beaucoup une impulsion et des perspectives professionnelles à la hauteur. Là encore, le numérique et l’intelligence artificielle transforment et vont transformer le quotidien des enseignants, des forces de l’ordre, des professionnels de santé – ce qui suppose formation, accompagnement et nouvelles manières de s’organiser et délivrer un service public de pointe.

2019 sera également un double rendez-vous démocratique.

Le premier sera celui du grand débat national annoncé le 10 décembre dernier par le Président de la République et qui va se dérouler jusqu’au début du mois de mars. J’y vois un exercice inédit et un pari démocratique bienvenu. Le meilleur des sondages est de consulter nos concitoyens sur leurs préoccupations, mais aussi leurs solutions. Loin d’être un gadget, ce débat, ces débats en réalité, vont être l’occasion de faire émerger des pistes d’action. Je ne peux qu’inviter chacune et chacun à y prendre part.

Le second sera le rendez-vous démocratique européen du mois de mai 2019. Le projet européen est en danger. Le Brexit a bien entendu fragilisé l’édifice et des accrocs presque quotidiens sont apportés au respect des libertés publiques. Le risque de dislocation, et donc d’isolement économique, stratégique et diplomatique, n’est pas nul. Dans le jeu des grandes puissances autoritaires, l’Europe compte les points. Il faut certes entendre les griefs qui sont adressés à l’Union Européenne – et tirer les leçons politiques de cette défiance à l’égard du projet européen. Pour autant, c’est d’abord la question de la survie du projet qui est posée.

2019 sera bien entendu une année pour Paris et tous les Parisiens. Nous vivons dans la plus belle ville du monde ! Ce n’est pas du marketing, c’est vrai. Mais, Paris reste, au-delà du symbole, un lieu de vie et d’envies. Envie d’avoir des services du quotidien réactifs, efficaces et évalués,  envie de préserver  et promouvoir une mixité sociale – notamment dans le logement, envie de vivre en sécurité quelle que soit son origine, sa religion ou son orientation sexuelle, envie de réaliser une transition écologique à toutes les échelles, envie d’encourager les engagements, de s’appuyer sur tous les citoyens, les associations, les entrepreneurs pour construire les services de demain. Paris, la ville la moins commune, doit devenir celle du bien commun inventé ensemble.

Belle année 2019 !

 

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