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Un budget ambitieux pour porter les réformes !

Examiner et voter le budget est au cœur de la démocratie parlementaire. « No taxation without representation » selon la formule consacrée. En tant que membre de la commission des finances, saisie – comme son nom l’indique – des textes intéressant les finances publiques – l’activité a été très dense en fin d’année.

Un budget est toujours un acte politique – et encore plus un premier budget, a fortiori un premier budget après la folle année électorale que nous avons vécue. Des mesures fortes présentées par Emmanuel MACRON lors de sa campagne trouvent une traduction dans la loi : l’exonération de 80% de taxe d’habitation à l’horizon 2020 ; la refonte de la fiscalité sur les revenus d’épargne avec la mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique de 30% ; la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI) ; la réduction de la fiscalité pesant sur les entreprises mais également la revalorisation de l’allocation adulte handicapé ou du minimum vieillesse.

Je partage totalement les objectifs du Gouvernement qui peuvent être résumés en quelques chiffres qui sont autant de jalons pour les années à venir :

–          Moins 1 point de prélèvements obligatoires ;

–          Moins 3 points de dépenses publiques ;

–          Moins 5 points de dette publique.

Ces chiffres ne sont pas un slogan mais la promesse de davantage de pouvoir d’achat pour les Français qui travaillent, des services publics plus efficaces et adaptés aux attentes de nos concitoyens, et une reprise en main de notre dette publique qui alourdit la facture et la fracture entre les générations.

Le Groupe La République en marche est minoritaire au Sénat (21 membres) mais ses membres sont résolument engagés pour défendre ce programme économique. La méthode MACRON, ce n’est pas du tout-rabot, c’est repenser le bien fondé de nos dépenses publiques de manière stratégique.

Les oppositions ont souvent été caricaturales au cours des débats de séance publique. Si le Sénat est plus propice aux compromis, il n’est pas totalement préservé des postures. Les aficionados de la réduction de la fiscalité sont également les mêmes qui s’indignent à chaque proposition de réduction des crédits pour financer telle ou telle politique publique. Les champions de la dépense publique plaident, quant à eux, à « toujours plus » mais sans prendre la peine d’évaluer lucidement leur efficacité – c’est le cas de notre politique du logement ou des dispositifs des contrats aidés.

Du fait de notre position minoritaire, et face à une majorité sénatoriale qui a déséquilibré le PLF pour 2018 – notamment en supprimant l’exonération de la taxe d’habitation, nous n’avons eu nul autre choix que de ne pas adopter les textes en l’état. Qu’importe, le débat a eu lieu, parfois vif, souvent technique, mais toujours au service de la transformation en profondeur de l’économie française.

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