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Sous les 3%, la plage ?

L’INSEE vient de publier les chiffres du déficit public pour l’année 2017. Pour la première fois depuis une décennie, la France respecte ses engagements européens car le déficit public est passé sous le seuil symbolique du 3%. Le déficit public s’élève pour 2017 à 2,6% (contre 3,4% en 2016) – ce qui constitue une amélioration remarquable.

Je me réjouis également du fait que nos administrations de sécurité sociale soient nettement en excédent – de 5 milliards d’euros (à comparer avec un déficit de 7 milliards en 2014). C’est là encore une excellente nouvelle pour nos finances publiques.

Je ne vais pas me lancer dans la recherche en paternité de ces bons résultats. Il est un peu regrettable de voir une partie de la droite instruire le procès fiscal du Gouvernement alors qu’elle n’a pas su réduire efficacement le déficit public. Il est toujours curieux de confondre l’amélioration de notre conjoncture économique et la hausse des recettes publiques qui en est le corollaire.

En tout cas, je me félicite de l’action du Gouvernement, à l’été, pour redresser nos comptes publics. Il en va de notre souveraineté et, surtout, de la justice entre les générations. Au même titre que la mer de plastique dans les océans, il est choquant d’agir comme si la question de la dette publique n’était pas pleine et entière.

La dette publique atteint 97% de la richesse nationale en 2017 – soit plus de 2200 milliards d’euros – ce qui reste beaucoup trop . Je rappelle que notre objectif est de 60% – ce qui implique de ne pas relâcher notre attention comme cela a été trop le cas dans le passé, notamment entre 2002 et 2007. Comme l’a justement rappelé le Ministre de l’Action et des Comptes Publics, « il n’y a pas de cagnotte ».

En matière de réduction des déficits, le Gouvernement a choisi d’agir tant en recettes – en modernisant notre fiscalité en faveur du pouvoir d’achat et de l’épargne – qu’en dépenses – via la redéfinition des missions de l’Etat. Il est donc important, pour moi, parlementaire, d’accompagner cette volonté de transformation sans a priori idéologique. Plus que jamais, il est urgent de montrer qu’en matière de réforme de l’Etat, « l’imagination est au pouvoir » !

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